| Gilles Guay tourne la dernière page de son journal |
| Écrit par Bernard Lepage | |
| 08-12-2009 | |
Un pionnier de la presse hebdomadaire en Mauricie, et au Québec, prendra une retraite bien méritée dans quelques jours.Après trente-trois ans de services, Gilles Guay tourne la page. Directeur des ventes à L’Hebdo du Saint-Maurice et éditeur de L’Hebdo Mékinac des Chenaux, il quitte l'univers des médias avec le sentiment du devoir accompli.«Ces dernières années, j’ai travaillé avec des commerçants qui ont passé le flambeau à la nouvelle génération, c’est maintenant à mon tour», confie sereinement Gilles Guay.
Reconnu pour la rigueur, l’honnêteté et l’équité dont il aura toujours fait preuve dans son travail, il compte profiter du temps qu’il aura désormais pour l’accorder auprès des siens, mais aussi pour se gâter lui-même. C’est bien sûr sa conjointe France qui en bénéficiera, mais également la famille de son fils Jean-François. Le grand-papa Gilles savoure à l’avance les bons moments qu’il compte prendre avec ses petits-enfants Léna et Ludovic. Grand amateur de motoneige, de pêche et de golf, le futur retraité se promet aussi du bon temps avec ses amis dans des contextes moins stressants qu’il n’a pu se le permettre dans le passé. «Durant toutes ces années, je n'ai jamais compté les heures pour mon travail. Et puis en même temps, j'ai été impliqué durant plus de vingt ans dans l'organisation des Cataractes. Là, j'ai décidé de mettre le compteur à off et de faire les choses qui me plaisent et à mon rythme.» Gilles Guay a amorcé sa carrière dans le monde des médias à l’automne 1976 comme conseiller publicitaire à L’Hebdo du Saint-Maurice. En 1981, il devient directeur des ventes, poste qu’il occupe encore aujourd'hui. En 2001, lorsque le groupe Transcontinental acquiert les hebdos de la Mauricie, Gilles se voit confier des responsabilités supplémentaires en tant qu’éditeur de L’Hebdo Mékinac des Chenaux. Durant ces quatre décennies dans le monde des médias, il aura évolué en étroite relation avec un ami qu’il a connu dans un ensemble de corps de tambours et clairons dans les années 1960, Michel Matteau. Une collaboration qui a dépassé le cadre professionnel depuis longtemps. «Michel m’a toujours fait confiance et je l'en remercie. J’ai été privilégié de travailler avec un homme comme lui, l'un des bâtisseurs de la presse hebdomadaire au Québec», se rappelle le futur retraité. Au nombre de ses souvenirs les plus chers, il relate la vive concurrence qui existait à son arrivée dans le métier entre L'Hebdo du Saint-Maurice et la Voix de Shawinigan. Celui-ci devait fermer ses portes en 1978. «Ce fut un gros accomplissement, une grande victoire car la compétition était féroce», se rappelle-t-il. Gilles Guay se fait une fierté d'avoir passé presque toute sa carrière professionnelle dans son patelin. «J'ai toujours aimé travaillé ici. L'Hebdo est une institution à Shawinigan. C'est un journal qui va dans toutes les maisons. Ça fera bientôt 100 ans qu'il existe et je suis bien fier d'avoir contribué à ma façon à une partie de son histoire», termine le futur retraité. par Bernard Lepage Voir tous les articles de Bernard Lepage Article mis en ligne le 8 décembre 2009 à 12:39 |
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